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Rechargeables : un potentiel à exploiter malgré les freins

Malgré leurs avantages environnementaux, les cosmétiques rechargeables – segment actuellement dominé par les produits d’hygiène – peinent à s'imposer en France. Une étude Senseva pour la Febea révèle que 44 % des consommateurs citent l'indisponibilité en magasin comme principal frein. S'y ajoutent le manque d'information, les inquiétudes sur l'hygiène et la sécurité (14 %), et une méconnaissance de leur existence (13 %). Pour stimuler l'adoption, la Febea préconise une meilleure disponibilité, des formats pratiques, une tarification attractive (attendue par 63 % des consommatrices) et une communication ciblée.


En parallèle, le collectif Pharma-Recharge (lancé par Pierre Fabre, Expanscience, La Rosée, Bioderma, Garancia et rejoint par Léa Nature, SVR, Biocodex et Uriage) va étendre son offre de vrac dermo-cosmétique à de nouvelles officines partenaires dès octobre 2025.

L'initiative est composée d'un meuble plus compact et modulable, trois formats de contenants et une proposition de produits élargie et personnalisable. Bien que 50 % des consommateurs se disent prêts à ce type d'achat, mais 30 % y renoncent faute de trouver leurs références. Cette initiative anticipe la loi Climat et Résilience, qui imposera 20 % de surface dédiée au vrac dès 2030 dans les magasins de plus de 400 m².




De son côté, L'Oréal Beauté Dermatologique fait de la recharge une priorité sur ses marques La Roche-Posay, Vichy et CeraVe. Ces éco-recharges réduisent l'usage de plastique jusqu'à 77 % et affichent un taux de satisfaction de 97 %.



Le Corrézien Bernard Cassière (Groupe Sothys) franchit un cap significatif avec plus d’une tonne de plastique épargné, grâce à l’adoption croissante de ses éco-recharges pour crèmes en pot – disponible sur toutes les gammes visage. Lancé en 2021, ce dispositif baisse de 93 % la quantité de plastique utilisée par rapport à une référence classique complète. Outre son impact environnemental, le format est aussi économique : en moyenne 25 % moins cher.

Enfin, pionnière, L’Arbre Vert qui développe des rechargeables depuis 2006 pour ses produits d’entretien et d’hygiène prévoit une nouvelle ligne de production dédiée aux recharges sur son site de Saint-Benoît en 2026.

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