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L’IA révèle le potentiel de la biodiversité botanique malgache

  • il y a 9 heures
  • 1 min de lecture

Madagascar est un sanctuaire botanique unique : l’île abrite près de 14 000 espèces végétales, dont près de 80 % sont endémiques. Une richesse moléculaire exceptionnelle qui, jusqu’à présent, n’a pas pu être exploitée à son plein potentiel, faute de temps et de moyens. L’intelligence artificielle (IA) ouvre aujourd’hui un nouveau paradigme. Grâce à sa puissance de calcul, elle permet de cribler automatiquement les composés naturels, d’en évaluer les bénéfices potentiels et la sécurité, et d’optimiser les procédés d’extraction en prédisant l’extractibilité selon les solvants et technologies utilisées. Menow, spécialiste de l’IA appliquée aux végétaux, a mis au point un dispositif combinant modèles QSAR, chimie quantique et réseaux bayésiens.

La société ambitionne de cartographier la biodiversité botanique malgache en s’associant avec Chese, un consortium malgache d’ingrédients, dans une démarche inclusive et équitable visant à renforcer les économies locales et à soutenir un développement durable. Cette technologie a déjà permis d’optimiser la filière d’extraction du Calophyllum inophyllum (Tamanu), jusque-alors exploité principalement pour son huile de graines. La modélisation du potentiel phytochimique des différentes parties de la plante et des méthodes d’extraction a réduit de plus de 70 % les déchets de biomasse et augmenté le nombre d’extraits fonctionnels. L’étude a également mis en évidence des flavonoïdes encore peu étudiés tels que la mesueïne et le pyranoamentoflavone, à la forte activité dépigmentante, ouvrant de nouvelles perspectives pour la découverte d’ingrédients.

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