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Beauté 2026 : coup de frein conjoncturel, mutation structurelle

  • 6 avr.
  • 2 min de lecture

Selon le cabinet Bersingéco et l’étude réalisée pour la Cosmetic Valley, les exportations françaises de cosmétiques marquent un point d’inflexion en 2025 (22,4 Mrds €, contre 22,5 Mrds € en 2024) – une première depuis 2008 hors période de crise. Sur les dix premiers mois de 2025, elles s’élèvent à 18,8 Mrds €, contre 19,0 Mrds € un an plus tôt. Ce repli est dû au décrochage américain (-17 % sous l’effet de la hausse des droits de douane, autour de 2,4 Mrds €) et à la stagnation chinoise (ventes françaises autour de 1,5 Mrd € sur la période).

À l’inverse, selon les données consolidées par Cosmetic Valley, l’Union européenne joue un rôle d’amortisseur. Premier débouché des cosmétiques français (41 % des exportations, et plus de la moitié selon certains périmètres statistiques), elle enregistre une progression d’environ +4 %. Le dynamisme de l’Espagne, des Pays-Bas ou de la Pologne compense en partie la faiblesse allemande et le ralentissement extra-européen.

Malgré ce coup de frein, la France conserve sa position de premier exportateur mondial avec 14,1 % de part de marché en 2024, loin devant les États-Unis (7,9 %), selon les données

sectorielles de référence. La cosmétique demeure le deuxième secteur exportateur français et génère près de 17 Mrds € d’excédent commercial. Le maquillage et les soins (49 % des ventes, à -2,1 %) ainsi que la parfumerie (36 % des ventes, à +1,9 %) continuent de soutenir l’activité, selon l’étude Astérès réalisée pour la Febea.

Pour 2026, selon les projections de Bersingéco, un rebond modéré d’environ +3 % est attendu, ce qui porterait les exportations à près de 22,9 Mrds €, dans un contexte international incertain. La stabilisation du contexte commercial américain pourrait soutenir les ventes, tandis que la Chine devrait rester atone.

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